Les fondements de la sophrologie

La sophrologie signifie « Étude de la conscience harmonieuse »,
elle est issue des mots grecs
SOS : harmonie, équilibre, calme – PHREN : l’esprit – LOGOS : parole, discours curatif, étude, savoir et science

Elle est conçue en 1960, par le neuropsychiatre Alphonso Caycedo, colombien installé en Andorre. Il se consacre à l’étude de la conscience, à la recherche de formes de thérapies adaptées à la psychiatrie pour adoucir les traitements infligés aux patients (électrochocs, comas insuliniques, etc.) et pour améliorer leur qualité de vie. C’est avec une approche médicale, scientifique et humaine, qu’il crée une nouvelle discipline qu’il appelle : sophrologie.
En Suisse, il collabore avec le professeur Ludwig Binswanger (1881-1966), père de la psychiatrie phénoménologique, se plonge dans l’étude de l’hypnose thérapeutique et des techniques de relaxation, développées par le médecin allemand Johannes Heinrich Schultz (1884-1970).
Il séjourne deux ans en Orient (Inde et japon) où il s’initie au Yoga, au Bouddhisme tibétain et au Zen japonais. Il intègre et adapte alors nombre de leurs techniques fondamentales, pour poser les jalons de sa méthode : la Sophrologie Caycédienne.

La sophrologie s’inspire de philosophies orientales (Yoga, Bouddhisme, Zen) et de philosophies occidentales connues du corps médical  :
– L’hypnose (1882), Jean-Martin Charcot, médecin français dont les recherches ont permis de mieux appréhender la modification des états de conscience dans le traitement de pathologies psychiques
– La Psychanalyse (1900), Sigmund Freud qui développe la théorie de l’inconscient (L’interprétation des rêves)
Méthode Vittoz (1911), Roger Vittoz, médecin psychosomaticien suisse qui décrit l’autonomie du patient face à ses psychoses par le contrôle cérébral
Méthode Coué (1922), Émile Coué, psychologue et pharmacien français qui explique l’influence de la pensée positive et de l’autosuggestion sur la santé
Relaxation progressive (1928), Edmund Jacobson, médecin américain qui théorise la relaxation mentale par la détente musculaire
Training autogène (1932), Johannes Heinrich Schultz, psychiatre allemand qui décrit la relaxation par la concentration sur les ressentis corporels pendant une auto-hypnose
Thérapies brèves (1950/60), Milton H.Erickson, psychologue américain, qui initie l’idée que le patient détient la solution à ses problèmes et que le thérapeute est là pour l’amener vers cette solution

A. Caycedo découvre en 1963, la phénoménologie du philosophe allemand Edmund Husserl, qui prône le retour aux choses, à l’expérience première du monde et se propose comme une science de la conscience.

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